C'est le samedi 8 mars 1946 que le vice-président du gouvernement provisoire de la République arrive à Nantes avec François Billoux, ministre communiste de la Reconstruction et de l'Urbanisme (derrière l'épaule droite de l'homme d'Etat) pour poser la 1ere pierre de la cité ouvrière du Grand Clos, derrière les Batignolles.

C’est le 19 décembre 1920 qu’a lieu, à Nantes, au siège de la fédération, rue de l’Industrie, dans le quartier du Marchix, le congrès fédéral préparatoire au congrès du Parti socialiste qui se tiendra une semaine plus tard à Tours. Un rapport de police adressé au préfet* nous en livre la teneur. 37 délégués représentant 10 des 12 sections du parti (Vallet et Blain sont absentes) débattaient des 3 motions soumises à l’approbation des 958 adhérents du département.

Je me suis fixé à Saint-Joachim, j’étais porteur de l’accent de mon village situé aux environs de Montpellier, et lorsque j’ai été élu maire, mes collègues se sont exclamés : « comment a-t-il fait pour se faire accepter ? ». Mon intégration s’est faite sur tous les plans : j’ai été délégué du personnel à l’aérospatiale ; j’ai habité deux quartiers différents de la commune ; j’ai épousé une Briéronne ; j’ai pris la décision mûrement pesée d’adhérer au parti communiste français ; et j’aime cette localité où je défendrai ardemment les Moyon, les Vince, les Aoustin… et les autres avec qui on se sent si bien vivre. Une autre forme d’encouragement est le combat militant à l’usine.

Le 25 décembre 1920 s’ouvrait à Tours le 18° congrès de la section Française de l’Internationale Ouvrière. La majorité des délégué.e.s décidait que leur parti devait adhérer à l’Internationale Communiste. Cette décision très majoritaire fondait un parti communiste et divisait en deux le socialisme en France. Cette scission irrémédiable et définitive de la gauche politique et du mouvement ouvrier a marqué l’histoire du XXe siècle. Par des textes courts et incisifs, accompagnés d’une riche iconographie, une trentaine de chercheur.e.s narrent ce processus. Leurs articles sont. Documents connus et méconnus, d’autres inédits donnent toute sa force au récit et à sa compréhension. Ils rendent vivants femmes et hommes aux prises avec l’Histoire et sa mémoire.

Ouvrage collectif - Musée de l'histoire vivante / 19€

Le Communisme est mort, selon les médias. Pourtant, il existe encore des communistes et Gérard Streiff en fait partie. Il explique par cet abécédaire comment on devient communiste en 1968, et pourquoi cinquante plus tard on est toujours communiste. L’occasion pour certains de découvrir ce souvenir, pour d’autres la culture, les combats, les révoltes, la pensée de 50 ans de communisme.

« Ce livre est un recueil d’images, d’anecdotes, de rencontres, de dates. Des souvenirs en vrac, avec des trous (de mémoire). Le communisme par le petit bout de ma lorgnette. »

Gérard Streiff - Editions du petit pavé / 12€

Maurice Thorez fut le principal dirigeant du PCF alors que celui-ci occupait une place centrale dans l'échiquier politique. Tombé malade en 1950, il est soigné en URSS et revient en France en 1953. Au cours de cette période, afin de rééduquer son bras paralysé, il tient un journal quotidien qu'il poursuit jusqu'à sa mort.
Il y évoque les rapports de force internationaux, ses relations personnelles, le quotidien du petit peuple comme les soubresauts de la vie politique, notamment les débuts de la Ve République et la guerre d'Algérie. Il rend compte de ses nombreuses lectures, apprend le latin, entretient sa maîtrise du russe. Dans ce document de premier ordre pour comprendre la France des années 1950-1960, on croise aussi bien Aragon, Éluard, Mauriac que Khrouchtchev, le général de Gaulle ou Pierre Mendès
France.
Ce journal, édité pour la première fois, éclaire une page essentielle de l'histoire politique tout en offrant un regard singulier sur les évolutions de la société française.

Maurice Thorez - Fayard / 34€

Alors que nous sommes écrasés par le rouleau compresseur du capitalisme néolibéral, un désir de communisme ravive une lumière qui ne s'est jamais éteinte. Après des décennies d'autocensure, tant le mot « communisme » avait été sali par le régime soviétique, Bernard Friot revendique la poursuite du mouvement réel de sortie du capitalisme. Avec Judith Bernard, ils explorent les voies ouvertes par de nouveaux droits économiques pour sortir le travail de l'impasse écologique et anthropologique où il est échoué. Nos habitudes de pensée s'en trouvent bousculées, percutées par des alternatives à contre-courant du défaitisme ambiant ; et, plutôt que de se faire le défenseur des victimes qui peuplent les classes laborieuses, Bernard Friot se met désormais à l'école des vainqueurs qui la constituent.

Bernard Friot et Judith Bernard - Textuel / 17€

Le Parti communiste est né il y a cent ans. Selon les avis et les moments, on y a vu le parti de Moscou, des fusillés, de la classe ouvrière, de l'union de la gauche, le parti de l'étranger ou celui de la nation. Il a été clandestin, au gouvernement, dans les mairies, dans les usines ou dans la rue. Certains l'ont jugé trop révolutionnaire, d'autres pas assez. Il a attiré beaucoup et repoussé tout autant. Après la chute de l'URSS, il a voulu rester un parti communiste, mais il n'a plus la place qui a été la sienne. Ce livre entend fournir des clés pour comprendre, en s'appuyant sur la masse des archives désormais disponibles. Il est donc un récit ordonné d'une aventure qui ne manque ni de complexité ni de mystère.

Roger Martelli, Jean Vigreux, Serge Wolikow - Armand Colin/ 24,90€

En cent ans d'existence, le PCF a entretenu des liens étroits avec les avant-gardes artistiques et culturelles. Si certains peintres sont bien connus pour leur engagement avec le parti, tels Pablo Picasso ou Fernand Léger, d'autres, comme Giacometti, Henri Matisse, André Masson… ont aussi cultivé des relations avec lui, qu'ils aient été militants, sympathisants ou observateurs critiques. En témoignent les formidables collections d'oeuvres offertes au parti et déposées depuis dans
divers musées.

Avec plus de 150 oeuvres rassemblées, cet ouvrage présente un parcours totalement inédit et incarne un message toujours actuel : d'un siècle à l'autre, l'art nous change et change le monde.

Josette-Yolande Rasle, Renaud Faroux - Editions de l'Atelier / 36,90€

Marcel Paul (1900-1982) est ouvrier électricien. Enfant de l'Assistance publique, pupille de la nation, il milite au parti communiste et à la CGTU, avant d'être déporté à Buchenwald pour son rôle dans la Résistance. Il devient ministre de la production industrielle dans le gouvernement du Général de Gaulle et mène le combat pour la nationalisation de l'énergie. Il est ainsi à l'origine d'EDF.

Il est des hommes dont la notoriété n’équivaut pas à leur trace dans l’histoire….

Nicolas Chevassus-au-Louis, Alexandre Courban - Editions de l'Atelier/ 18€

  • PCF 44 : cent ans d'avenir

En 2020-21, le Parti communiste fêtera ses 100 ans : cent ans de combats, cent ans d’alliances populaires, cent ans de résistances, cent ans de recherches, cent ans de conquêtes, cent ans d’ambitions, cent ans d’inventions…

Ce centenaire, il est celui de toutes celles et tous ceux qui ont milité dans ce parti, qui ont voté pour ce parti, qui ont souscrit pour ce parti, qui ont rêvé avec ce parti, qui ont lutté avec ce parti. Il est celui de tous ceux qui savent que le visage de la France d’aujourd’hui ne serait pas le même si des millions d’hommes et de femmes - métallos et artistes, cheminots et scientifiques, mineurs et instits, paysans et artisans… - n’avaient pas décidé d’agir avec le Parti communiste pendant ces dix décennies.

Dans le cadre du centenaire du Parti communiste français, les Nouvelles de  Loire-Atlantique demandent à un certain nombre de militantes et de militants du département de se raconter. Chacun sera invité à dire, entre autres choses, ce qui l’a fait rejoindre le PCF, ce qui l’a marqué dans le cadre de son engagement ou encore comment il ou elle perçoit l’avenir du Parti... Cette suite de témoignages issus de générations différentes permettra de multiplier les points de vue et de donner une vision d’ensemble sur le communisme en Loire-Atlantique.

Cette année les commémorations se dérouleront du vendredi 16 octobre au dimanche 18 octobre, en hommage au 50 otages dont 48 seront fusillés à Nantes au terrain du Bêle, dans la carrière de Châteaubriant et au Fort du Mont Valérien par les nazis. Parce qu’il ne faut jamais oublier ce qu’il s’est passé en octobre 1941, de nombreuses cérémonies et commémorations auront lieu dans notre département.

Le 2 juin 2020, notre camarade et amie Hélène Fernandez a fêté ses 100 ans. Engagée très jeune dans la lutte contre le fascisme, contre les inégalités, pour la justice, la fraternité et la paix ses convictions ne l’ont jamais quittée.
Hélène naît le 2 juin 1920 à Paris près de la Porte des Lilas. Fille unique, elle grandit et aide ses parents en tant que cartonnière dans l’entreprise familiale.

Le 27 mai, journée nationale de la Résistance, célèbre la création du Conseil National de la Résistance. Né en 1943, en pleine guerre, il réunit huit mouvements de Résistance, six partis politiques et deux centrales syndicales. En ce jour de mémoire, à Nantes, à St Nazaire, à Trignac, à Indre ou Coüeron comme partout en France, le Parti communiste français, dont des dizaines de milliers de militant-e-s ont sacrifié leurs vies dans la Résistance, a tenu à fleurir les monuments consacrés au souvenir des soldats de l’ombre, parmi lesquels des milliers de femmes, comme Cécile Rol Tanguy décédée le 8 mai dernier, le jour des 75 ans de la capitulation nazie.

Cette journée rend hommage, aussi, à toutes celles et ceux qui ont combattu et à celles et ceux morts durant cette guerre. Dans la froideur des chiffres, entre 50 à 70 millions de personnes sont mortes, soit plus de 2% de la population mondiale, selon l'estimation la plus répandue.

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