« Dès mon adolescence, dans les repas familiaux, la discussion prenait un tour politique. Mon père travaillait à EDF, mes oncles également, un autre aux PTT et un dernier était infirmier à l'hôpital public de Quimper. Ils n'étaient jamais d'accord car certains défendaient la CFDT et le PS, d'autres la CGT et le PCF. Je pense que c'est à ces moments là que j'ai pris conscience de la nécessité de s'organiser collectivement pour défendre ou obtenir de nouveaux acquis,

Je suis pupille de la nation, ma maman a élevé seule ses 3 enfants, nous habitions alors un village en Lorraine.  Je l’ai tellement vue pleurer, tant la vie était dure. Enfant je ne comprenais pas tout,  mais une hargne s’est emparée de moi. Voir les grenouilles de bénitiers, le curé et les bonnes sœurs nous maltraiter à l’école parce que nous étions pauvres, idem pour les notables du coin, le pharmacien qui lui faisait payer les médicaments alors qu’il se faisait rembourser par l’A.M.G. 

Diffusé le 1er février dernier, Le Parti du cinéma revient sur les liens historiques unissant le Parti Communiste Français au 7e art. Mêlant témoignages militants et images d’archives, ce documentaire souligne toute la singularité des communistes dans leur rapport à l’écran.

avec la participation de Gérard STREIFF, historien et auteur.

Gérard Streiff est écrivain : romans policiers, littérature jeunesse. Il a travaillé au secteur international du PCF ["Polex"] (1973-1981), et a été correspondant à Moscou du quotidien L’Humanité (1982-1986), puis rédacteur en chef adjoint des magazines Révolution et Regards.

Jeudi 11 février 2021 de 18h. à 20h. table-ronde diffusée en ligne sur cette page avec la participation confirmée de :
- Roger Martelli, historien, Fondation Gabriel Péri.
- Julian Mischi, sociologue, chercheur Agro-sup, Inra, Dijon.
- Guillaume Roubaud-Quashie, historien et dirigeant du PCF
Animée par J-Y. Martin, agrégé d'histoire-géographie.

Institutrice depuis 1934, Marthe Gallet exerça son métier dans la proche région nazairienne, puis à Saint-Nazaire à partir de 1947. Elle adhéra au SNI, mais consacra la plus grande partie de son activité militante aux organisations féminines du Parti communiste. Elle milita d’abord aux jeunesses communistes puis à l’Union des jeunes filles de France (UJFF) dont elle devint la secrétaire départementale. Au sein du comité d’aide à l’Espagne républicaine, l’UJFF nazairienne s’occupa d’actions de solidarité en faveur de réfugiés espagnols arrivés à Saint-Nazaire par bateaux.

Adolescent, je voulais être comme mon père : ouvrier. L’école ça ne me branchait pas trop, par contre j’aimais bricoler, me servir de mes mains. C’est ainsi qu’à 14 ans j’ai passé et réussi le concours pour être apprenti dans une grande entreprise de la métallurgie nantaise, je rentre ainsi là où travaillait mon père : aux Batignolles.

Très jeune je me retrouve comme je le souhaitais dans ce monde ouvrier que j’avais côtoyé tout jeune au côté de mon père lors des grandes grèves des années 50 de la métallurgie.

En 1946 est diffusé à Trignac le film de René CLEMENT « La bataille du rail » qui relate la Résistance des cheminots contre l’occupation et la répression nazie et contre la collaboration de Vichy. Avec un frère ainé, qui milite à l’UJRF, nous allons pour voir le film, la salle est archi pleine et nombreux sont ceux qui restent à l’extérieur, mécontents de ne pouvoir assister à la projection, dont de nombreux communistes de la région, puisque le film n’est, semble-t-il, diffusé qu’à Trignac. 

Le 30 décembre 1920, dans la dernière séance du Congrès de Tours devenu « le congrès communiste », Paul Vaillant-Couturier lit l’acte de naissance du Parti Socialiste-Section Française de l’Internationale communiste, continuité et rupture. Forger le nouveau Parti-Communiste- demandera du temps.

Mon enfance s’est passée à Herbins quartier de Saint-Nazaire, dans les logements provisoires d’après guerre, nous étions  « les gens des baraques »; que des familles nombreuses, où se nouait une grande solidarité. 

Une enfance joyeuse, sereine ; la rue était notre terrain de jeux, entre les camionnettes des marchands ambulants, la salle de bain c’était le baquet. Mais, aînée de 5 enfants à l’époque, j’avais l’eau propre. Seul mon père travaillait. La cellule du quartier veillait à l’entraide pour le charbon, les denrées ou les vêtements, nos parents nous protégeaient. Toutes les femmes de la cité, s’occupaient des en-fants, du ménage, faisaient bouillir la marmite. Moi, je voulais être comme mon père : responsable syndical.

De 1912, son inauguration, à 1998, sa fermeture, l’École Normale de Savenay a été un passage obligé pour tous les élèves instituteurs, non seulement de la Loire-Inférieure, mais également du Morbihan pendant un certain temps. De nombreuses générations s’y sont succèdées, en autant de promotions issues des classes populaires pour la plupart, et de nombreux jeunes hommes, déjà ou futurs communistes.

René Gomichon (1883-1943), fut secrétaire de la section communiste de Nantes (jusqu’en 1924) et de la Fédération communiste de la Loire-Inférieure après le congrès de Tours. Il devint également secrétaire du nouveau syndicat CGTU des métaux [1]. Démissionnaire de cette dernière responsabilité, il reste secrétaire de l’Union départementale CGTU.

Avec des parents engagés, c’est très naturellement que Gérard Rastel est entré en politique : sa mère faisait partie du Comité de libération d’Henri Martin pendant la guerre d’Indochine et son père, travaillant comme docker, a participé du mouvement qui refusait le déchargement des armes américaines dans le cadre de la guerre de Corée. À 12 ans, « Gégé » était porte-drapeau pour « l’Union des vaillants et vaillantes » aux commémorations de Chateaubriant.

Numériser les anciens numéros des NLA est un travail fastidieux et utile, on y croise ce qui fait le sens de l’activité des communistes de Loire-Atlantique. Comme des lignes rouges dans la continuité, tout en se renouvelant, la navale, l’aéronautique, le port, la paix, les réalités sociales, populaires et citoyennes ou les luttes économiques… Les Nouvelles, c’est également la lête, le livre, la culture, l’Huma-café… De plein pied dans le mouvement réel. Constater, réagir et aussi proposer. 

J’ai adhéré au Parti en 2007. J’étais à l’époque étudiante à Angers. Dès le début de mes études en 2004, je me suis investie dans le syndicalisme étudiant à l’UNEF. J’y ai rencontré des camarades, communistes pour certains. L’année 2006 a été la plus marquante avec la mobilisation contre le Contrat Première Embauche. A Angers comme partout ailleurs en France, la mobilisation étudiante notamment a été massive et intense. Un comité de mobilisation s’est mis en place avec les syndicats et organisations étudiantes.

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