Une nouvelle campagne de tri et de classement des archives de la fédération de Loire-Atlantique a eu lieu de mai à juillet. C’était nécessaire ! Maîtriser nos archives et les rendre accessibles aux historiens, chercheurs, étudiants, militants, citoyens… demeure une de nos dimensions politiques. Un dépôt d’une partie de nos archives (puisque nous en restons propriétaire) sera organisé probablement à l’automne après examens et décisions.
 

Dimanche 17 octobre 2021 - 13h30

Samedi 16 octobre
- 14h 00 : Inauguration d’une plaque en hommage à Jules Auffret, Marc Bourhis et Guy Môquet au cimetière du Petit Auverné
- 15h 00 : vente dédicace du livre « En vie, En joue, Enjeux » sur les 50 otages à la médiathèque de Châteaubriant
- 20h 30 : conférence de Thomas Fontaine, directeur du Musée national de la Résistance au théâtre de Verre

« Chtimi d’origine, comme le Camarade Fabien ROUSSEL, je suis issu d’une fratrie de six Garçons, avec une Maman au foyer ayant quitté le monde du travail à l’usine pour s’occuper de ses enfants, et un père Agent EDF/GDF. Mon Grand-Père et mon Arrière-Grand-Père ont été faits prisonniers de guerre et envoyés en Allemagne. Ils m’ont raconté la guerre et étaient des grands militants pour la paix. Mes parents nous ont raconté l’exode, car les Boches, comme disait ma mère, sont à chaque fois rentrés par la Belgique et il fallait fuir, ne sachant ce qui allait leur arriver.

« J’ai adhéré au PCF en novembre 1989 au moment où les régimes politiques, à l’est de l’Europe, se réclamant du communisme s’effondraient, période notamment marquée par la chute du mur de Berlin. Cette décision n’a pas de lien, mais je trouve le symbole pas banal. J’aime dire que je suis un républicain, un démocrate et un communiste, et que les trois sont indissociables pour moi.

A la question, « qu’est ce qui t’a fait rejoindre le Parti communiste ? », la réponse est simple, mes parents étaient tous les deux communistes et dans les années 30 puis après la guerre dans les cités ouvrières des Batignolles, ils étaient des personnalités influentes, mon père responsable CGT et militant communiste, ma mère résistante et déportée. J’ai donc été élevé dans l’idéal communiste, pionnier à 7-8 ans, JC, puis militant de base.

« Impossible de tout dire en une page, je m’y risque. On ne naît pas communiste, on le devient. De mon adolescence au cœur des Mauges de la Chouannerie, à Cholet, je me souviens que mon père, prof de « la laïque », était « compagnon de route » du PCF. Mais tous mes copains d’école étant cathos et allant au « patro du curé » , réalisme oblige, le jeudi après-midi j’y allais aussi pour être avec eux. Pourtant, je suis resté un fieffé mécréant de la génération Vaillant/Pif-Gadget.

« Autant le principe de mon adhésion à la CGT était évident dès mon adolescence ce que j’ai fait dès le premier jour de mon entrée dans la vie active. Il n’en était pas de même pour mon adhésion au PCF, même si dans ma famille proche plusieurs personnes en étaient adhérentes (père, grand-père maternel …). Il faut dire que je venais d’avoir 22 ans le 10 mai 1981 avec tout ce que cela comportait de naïveté et d’illusions.

"Prisonnier en 1940, après 5 ans en Allemagne, notre père Raoul à son retour de captivité, avait trouvé un poste d’aide-comptable aux Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire. Chaque jour, Il faisait l’aller-retour en vélo depuis HERBIGNAC, au nord de la Brière. La fin de la semaine se passait à bêcher le jardin, pour nourrir sa femme et ses quatre enfants.

Sans doute c’était dans l’air du temps ? Toujours est-il qu’à l’automne 52, l’idée lui vint que l’avenir de sa famille serait mieux assuré en partant travailler à Paris.

Impossible de tout dire en une page, je m’y risque. On ne naît pas communiste, on le devient. De mon adolescence au cœur des Mauges de la Chouannerie, à Cholet, je me souviens que mon père, prof de « la laïque », était « compagnon de route » du PCF. Mais tous mes copains d’école étant cathos et allant au « patro du curé » , réalisme oblige, le jeudi après-midi j’y allais aussi pour être avec eux. Pourtant, je suis resté un fieffé mécréant de la génération Vaillant/Pif-Gadget.

Chtimi d’origine, comme le Camarade Fabien ROUSSEL, je suis issu d’une fratrie de six Garçons, avec une Maman au foyer ayant quitté le monde du travail à l’usine pour s’occuper de ses enfants, et un père Agent EDF/GDF. Mon Grand-Père et mon Arrière-Grand-Père ont été faits prisonniers de guerre et envoyés en Allemagne. Ils m’ont raconté la guerre et étaient des grands militants pour la paix. Mes parents nous ont raconté l’exode, car les Boches, comme disait ma mère, sont à chaque fois rentrés par la Belgique et il fallait fuir, ne sachant ce qui allait leur arriver.

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