Avec son émission Michel Sourget d'AlterNantes (station de radio associative qui émet sur deux fréquences à Nantes sur 98.1Mhz et à Campbon sur 91Mhz) présente l'exposition pour les 100 ans du Parti Communiste Français en Loire-Atlantique.

https://www.alternantesfm.net/magazine-redaction/un-parti-centenaire/

 

« Dès mon adolescence, dans les repas familiaux, la discussion prenait un tour politique. Mon père travaillait à EDF, mes oncles également, un autre aux PTT et un dernier était infirmier à l'hôpital public de Quimper. Ils n'étaient jamais d'accord car certains défendaient la CFDT et le PS, d'autres la CGT et le PCF. Je pense que c'est à ces moments là que j'ai pris conscience de la nécessité de s'organiser collectivement pour défendre ou obtenir de nouveaux acquis,

« Printemps 1963 : j'adhère au Parti à l'issue d'un meeting mené par Jeannette Vermersch, salle Bel Air à Nantes. C'est mon frère Roland qui militait beaucoup, qui m'a donné ce bulletin d'adhésion. Je me souviens lui avoir dit : "tu sais, je ne serai pas comme toi, je ne militerai pas !" Pourtant depuis 57 ans j'en ai passé des soirées, des week-ends aux porte-à-porte, aux réunions, aux adhésions, meetings, manifs ! Une vie militante quoi !!!

« C’est en 1955, que j’adhérais à l’UIJRF, l’ancêtre des Jeunes Communistes, et à la CGT. Je venais de terminer mon apprentissage aux Chantiers Navals, les ACB et j’intégrais l’atelier de Chaudronnerie, ceci en plein conflit « LES GREVES DE 55 ». A cette époque, le local de l’UJRF était situé en bas du marché de Talensac où nous allions vendre l’Avant Garde, ce fût mes premières actions militantes. En 1957, avec la délégation de Loire Atlantique, je suis allé au Festival de la Jeunesse à Moscou.

Je suis pupille de la nation, ma maman a élevé seule ses 3 enfants, nous habitions alors un village en Lorraine.  Je l’ai tellement vue pleurer, tant la vie était dure. Enfant je ne comprenais pas tout,  mais une hargne s’est emparée de moi. Voir les grenouilles de bénitiers, le curé et les bonnes sœurs nous maltraiter à l’école parce que nous étions pauvres, idem pour les notables du coin, le pharmacien qui lui faisait payer les médicaments alors qu’il se faisait rembourser par l’A.M.G. 

Diffusé le 1er février dernier, Le Parti du cinéma revient sur les liens historiques unissant le Parti Communiste Français au 7e art. Mêlant témoignages militants et images d’archives, ce documentaire souligne toute la singularité des communistes dans leur rapport à l’écran.

Jeudi 11 février 2021 de 18h. à 20h. table-ronde diffusée en ligne sur cette page avec la participation confirmée de :
- Roger Martelli, historien, Fondation Gabriel Péri.
- Julian Mischi, sociologue, chercheur Agro-sup, Inra, Dijon.
- Guillaume Roubaud-Quashie, historien et dirigeant du PCF
Animée par J-Y. Martin, agrégé d'histoire-géographie.

Institutrice depuis 1934, Marthe Gallet exerça son métier dans la proche région nazairienne, puis à Saint-Nazaire à partir de 1947. Elle adhéra au SNI, mais consacra la plus grande partie de son activité militante aux organisations féminines du Parti communiste. Elle milita d’abord aux jeunesses communistes puis à l’Union des jeunes filles de France (UJFF) dont elle devint la secrétaire départementale. Au sein du comité d’aide à l’Espagne républicaine, l’UJFF nazairienne s’occupa d’actions de solidarité en faveur de réfugiés espagnols arrivés à Saint-Nazaire par bateaux.

Adolescent, je voulais être comme mon père : ouvrier. L’école ça ne me branchait pas trop, par contre j’aimais bricoler, me servir de mes mains. C’est ainsi qu’à 14 ans j’ai passé et réussi le concours pour être apprenti dans une grande entreprise de la métallurgie nantaise, je rentre ainsi là où travaillait mon père : aux Batignolles.

Très jeune je me retrouve comme je le souhaitais dans ce monde ouvrier que j’avais côtoyé tout jeune au côté de mon père lors des grandes grèves des années 50 de la métallurgie.

Le 30 décembre 1920, dans la dernière séance du Congrès de Tours devenu « le congrès communiste », Paul Vaillant-Couturier lit l’acte de naissance du Parti Socialiste-Section Française de l’Internationale communiste, continuité et rupture. Forger le nouveau Parti-Communiste- demandera du temps.

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